Casablanca (en
berbère: "Anfa"
2, "Eddar Biḍa" ou "Taddart Tamellalt", en
arabe: الدار البيضاء,
ad-Dar al-Baïdaa, en
darija: Casa, كازا) est la capitale économique du
Maroc. Située dans la région du
Grand Casablanca, sur la côte
atlantique, à environ
80 km au sud de la capitale administrative
Rabat. Casablanca a une population métropolitaine de 4 millions d'habitants, et est donc la ville la plus peuplée du
Maghreb, devant
Alger. 25% des activités économiques du Maroc se produit dans la zone métropolitaine de la ville.
Rendue légendaire par film
Casablanca (1942), Casablanca possède un patrimoine architectural moderne important, dû à la diversité architecturale qu'a connue la ville pendant le
xxe siècle, où elle était alors le
« laboratoire de la modernité »3 d'une nouvelle génération d'architectes qui débarquaient directement des bancs de l'
École des Beaux-Arts de
Paris.
Le nom arabe الدار البيضاء "ad-Dar al-Baïdaa" est la traduction des noms portugais "Casa branca" et espagnol "Casa blanca" qui signifient littéralement "la maison blanche"
2. Le nom berbère original de la ville est "Anfa" et signifie "la colline". Les habitants de la ville se nomment البيضاويين "les Bidaouis" en arabe, les "Ayt Anfa" en berbère, et "les Casablancais" en français.
Avec plus de 4 millions d'habitants, la région du Grand Casablanca d'une superficie de
1 615 km2, génère à elle seule 25% du PIB national et constitue un centre urbain par excellence. On y retrouve deux villes principales : Casablanca et
Mohammédia, ainsi que deux provinces composées de plusieurs petites villes, dont notamment
Nouaceur (ou Nouasser) et
Mediouna. Il s'agit d'une des plus grandes métropoles du continent.
L'activité économique de la région est dominée par le secteur tertiaire (49,6 % des emplois), suivi par le secteur secondaire (40,5 %).
Près du tiers de la population (30 %) de cette région sont des jeunes de moins de 15 ans. La population active (15 - 59 ans) s'élève à 63,5 %, alors que le 3
e âge (60 ans et plus) représente 6,5 % de la population totale
4.
Place financière[modifier]
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Casablanca possède un climat méditerranéen à forte tendance océanique qui est particulièrement agréable. Sa localisation en bordure d'
Océan Atlantique lui confère des hivers doux et relativement humides, ainsi que des étés modérément chauds mais sans précipitations. La température moyenne annuelle y est de
18,88 °C, et le cumul annuel des précipitations s'élève à
426,1 mm.
Pendant l'hiver, le gel est quasiment absent : la température la plus basse jamais enregistrée est de
-2,7 °C 5. L'été, les températures sont généralement agréables lorsque le vent souffle de la mer. En revanche, lors des épisodes de vent de terre (équivalent Marocain du
Sirocco ) la ville peut enregistrer des températures caniculaires pendant plusieurs jours. Ainsi, la température maximale enregistrée est de
43,5 °C 5. Enfin, la ville enregistre de forts écarts de températures que l'on peut observer en été entre les quartiers de bord de mer (tempérés par l'océan), et les quartiers périphériques, plus chauds car moins exposés aux brises marines.
Relevé météorologique de Casablanca
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
| Température minimale moyenne (°C) | 8,4 | 9,2 | 9,9 | 11,5 | 14 | 17,1 | 19,3 | 19,5 | 18,2 | 15,2 | 11,8 | 9,3 | 13,61 |
| Température moyenne (°C) | 12,8 | 13,4 | 14,1 | 15,4 | 17,5 | 20,2 | 22,4 | 22,7 | 21,7 | 19,2 | 16,1 | 13,5 | 18,88 |
| Température maximale moyenne (°C) | 17,1 | 17,5 | 18,3 | 19,5 | 21,1 | 23,3 | 25,4 | 25,9 | 25,5 | 23,3 | 20,3 | 17,8 | 21,25 |
| Précipitations (mm) | 62,2 | 59 | 50,7 | 40,2 | 18,8 | 5,8 | 0,7 | 0,4 | 4,9 | 31,1 | 74,4 | 77,6 | 426,1 |
Source : Hong Kong Observatory
6
Histoire ancienne[modifier]
Le site géographique actuel de Casablanca fut habité par l’être humain durant l’époque
Paléolithique. Les origines précises de la ville ne sont pas connues à 100% , mais il semble que la ville d’
Anfa se trouvait autrefois au même endroit que la ville actuelle.
Grotte des Rhinocéros[modifier]
La grotte des Rhinocéros est un site d’intérêt
préhistorique inventorié et sous la protection de la Direction du Patrimoine. Il présente un caractère exceptionnel et une importance patrimoniale par son abondance d'outillage
acheuléen associé à une très riche
faune de
mammifères, dont l’âge est estimé aux environs de 400 000 ans
7.
Avec plus de trente espèces de
mammifères, quelques reptiles et plusieurs différentes espèces d'oiseaux, on considère les vestiges de la faune préhistorique découverte sur ce site comme étant la plus riche du quaternaire nord-africain
7.
La présence de huit crânes plus ou moins complets de rhinocéros blancs demeure néanmoins la découverte la plus exceptionnelle du gisement, d'où le nom qu'on lui a attribué
7.

Détail d'une gravure représentant Casablanca en
1572
La fondation d'Anfa[modifier]
La fondation d'Anfa reste un mystère. D'après
Léon l'Africain, né en
1490, elle aurait été fondée par les
Romains. Pour Marmol, son origine serait
phénicienne. Pour Ezzayani, né en
1734, la ville aurait été fondée par les
Berbères8. Il est fort probable qu'elle fut un port actif du royaume des
Berghouata, cet État berbère original fondé sur une religion particulière distincte de l'islam sunnite. Elle fut citée par le géographe
Al Idrissi au
xiie siècle. Sous le règne des
Almohades puis sous celui des
Mérinides elle se développa jusqu'à atteindre une certaine prospérité. Ce développement sera entravé par le raid portugais de
1468, commandé personnellement par l'Infant Jean du
Portugal, futur
Jean II. Les
Portugais détruisirent Anfa qu'ils accusaient d'abriter des
pirates nord-africains. Il ne restera dès lors que des ruines, et à l'emplacement de l'antique Anfa, le
sultan alaouite Mohammed III du Maroc, soucieux de mettre en valeur le littoral atlantique marocain, fit élever une ville nouvelle à partir de
1760. Anfa, renommée Dar al Baida, se dota de remparts, de bastions fortifiés (la Skala), de mosquées (Jamaa al Chlouh) et de hammams. Comme
Mogador, mais sur une échelle au départ plus modeste, elle se destinait aux échanges internationaux
9.
C’est à partir de
1781 que la traduction espagnole de Casa Blanca se répandit. À cette date, des commerçants originaires de
Venise, les frères Chiappe, firent sortir pour la première fois des cargaisons de céréales depuis le nouveau port bâti par Mohammed III. Leur affaire fut reprise en
1788 par la compagnie hispano-marocaine Casa Blanca de Dar al Baida, ce qui explique par la suite la rapide propagation du nom auprès des négociants étrangers. Les
Espagnols furent donc nombreux à s'y installer à partir du début du
xixe siècle, rejoints ensuite par d'autres Européens, notamment des
Anglais de
Gibraltar et des
Français, qui obtinrent la création de consulats nationaux à Casablanca dans les années 1860. À cette petite population européenne s'ajouta une communauté
juive séfarade de plus en plus nombreuse, qui servait d'intermédiaire pour les maisons de commerce étrangères implantées dans les différents ports de la côte marocaine
10.
Le protectorat français[modifier]

Casablanca dans les années 30
En
juillet 1907, une entreprise française, la Compagnie Marocaine, filiale de Schneider, exploite un petit train « Decauville » pour les travaux d'aménagement du port qui se réduit, à l'époque, à une simple
darse impraticable par mauvais temps. La voie longeait le cimetière de Sidi Beliout et son sanctuaire, ce qui troublait la sérénité des lieux. Une émeute populaire éclata contre les travailleurs européens et sept d'entre eux furent tués. La France envoya alors des troupes pour rétablir l’ordre, les tribus de la Chaouia ayant par ailleurs attaqué la ville et pillé le
Mellah (quartier juif).
L'armée française commandée par le général Drude prit le contrôle de la ville. Ses successeurs les généraux d'Amade et Moinier occupèrent progressivement les régions avoisinantes de la Chaouia et des Doukkala. La signature du traité de
Fès par le sultan
Moulay Abd al-Hafid, instaura en 1912 le
protectorat français du Maroc. Le protectorat, sous la direction du
maréchal Lyautey, se traduit pour Casablanca par la construction d'un des plus grands ports d'
Afrique et son explosion urbaine, disciplinée par les plans d'urbanisation de
Prost, puis de Michel Écochard.
Casablanca abritait la plus forte communauté européenne du
Maroc (on estime que les Européens formaient environ 60% de la population casablancaise). Les quartiers résidentiels d'
Anfa, de Longchamp et de l'
Oasis accueillaient essentiellement des familles françaises aisées de colons, de fonctionnaires et d'industriels, tandis que les
Espagnols (dont de nombreux antifranquistes à partir de 1936), les
Corses et les
Italiens se concentraient dans les quartiers populaires du
Maârif et des Roches Noires. On trouvait également mais en nombre plus restreint des
Suisses, des
Anglo-Saxons (
britanniques et
américains), des
Arméniens, des
Grecs et quelques
Russes blancs. Les
Marocains pour leur part se répartissaient entre l'ancienne médina, la nouvelle médina (quartier des Habous) et les nombreux
bidonvilles qui commencaient à surgir à Ben M'sick et aux Carrières centrales.
À partir de la fin de la
Seconde Guerre mondiale et suite au discours du sultan
Mohamed V à Tanger, la ville se retrouva au cœur de la revendication populaire pour l'indépendance du Maroc. À partir de
1947 et surtout des
années 1950, de nombreux bouleversements troubles émaillèrent la vie casablancaise (à commencer par les affrontements meurtriers entre la population marocaine et les
tirailleurs sénégalais le
7 avril 1947)
11 ainsi que l'attentat du Marché central de Casablanca le jour de
Noël 1953, causant 18 morts européens
12.
Le port de Casablanca durant la Seconde Guerre mondiale[modifier]
Casablanca, considérée premier port du
Maroc à partir de
1920, devint également, en
1925, la première escale des lignes aériennes Latécoère (la future Aéropostale) reliant
Toulouse à
Dakar13.
La conférence de Casablanca[modifier]
Histoire contemporaine[modifier]
Après l'indépendance, la ville devient alors la locomotive du pays, et le symbole d'un Maroc moderne, dynamique et ouvert. Casablanca aujourd’hui ressemble à bien des endroits à un vaste chantier de construction, avec une population regardant droit vers l’avenir plutôt que les yeux tournés vers le passé. Peut-être en conséquent, la ville est actuellement pleine d'exubérance. Elle est une réelle croisée des chemins et une plaque tournante nationale et internationale, formant une mosaïque humaine de gens de toutes les origines, de tous les projets et de tous les espoirs
15.
La division principale des habitants de Casablanca est celle de leur statut socio-économique. Les plus fortunés jouissent de voitures et maisons de luxe et d'une éducation privée. En contraste, dans les quartiers les plus démunis, n’importe quelle éducation est un privilège en soi
16.
Ceci étant, de très nombreux plans et projets de développement futur de la ville sont en cours et même activement débutés. Parmi ces projets, on trouve notamment ceux qui visent à éradiquer les bidonvilles, construire de bons moyens de transport (dont un système souterrain), et à étendre le réseau des autoroutes
16.
Grande ville moderne en pleine effervescence, la réputation de la ville de Casablanca est depuis longtemps une de tolérance, ce qui semble encore parfaitement d’actualité. Métropole économique avec une portée internationale incontestable, Casablanca forme un amalgame tout particulièrement riche de sa diversité, du dynamisme de ses projets, ainsi que de sa tolérance légendaire
17.
Le port de Casablanca après la Seconde Guerre mondiale[modifier]
Au début de mai
1961, la dépouille mortelle du maréchal
Lyautey fut amenée du mausolée de
Rabat et embarquée sur le croiseur
Colbert au port de Casablanca.
Les émeutes de juin 1981[modifier]
C'est dans ce contexte que l'
armée investit la ville, que les chars assiègent les rues et que les hélicoptères survolent la ville. L'
état de siègeest officiellement proclamé et la pression est marquée par la torture de manifestants et des tirs à balles réelles
18.
Les émeutes éclatent dans une majorité de quartiers populaires de Casablanca: l'ancienne Medina,
Derb Sultane,
Aïn Chock,
Sbata, Ben Msik, Sidi Othman, Bournazel, Hay El-Mohammadi, Aïn Sbaa, El-Bernoussi, etc. De nombreux symboles de richesse et de répression sont ciblés par les émeutiers (agences bancaires, voitures de luxe, commissariats et véhicules de la police, locaux des forces auxiliaires, etc.)
19.
Attentats terroristes[modifier]
L’histoire récente de la ville est marquée par une série d’attentats. Les plus meurtriers sont
ceux du 16 mai 2003, qui ont fait 45 morts et des dizaines de blessés
20.
En
2007, plusieurs attentats-suicides touchent à nouveau Casablanca, sans faire de victime parmi les civils. Le
11 mars, un kamikaze se fait exploser dans un cybercafé. Un mois plus tard, le
10 avril, trois autres attentats secouent le quartier Hay Farah
21. Le
14 avril, deux hommes se font exploser à nouveau au Bd Moulay Youssef.

Boulevard de la gare - Mohammed V, en 1920.
En un demi-siècle, soit entre les années 1910 et 1960, Casablanca devient une grande métropole et la capitale économique du Maroc. Ce développement effervescent a également été accompagné d'un extraordinaire mouvement d'urbanisation, faisant à son tour figure de terrain d'expérimentation dans le domaine de l'architecture. Depuis, une variété particulièrement riche de styles cohabitent et enrichissent l'espace architectural de la ville de Casablanca.
C'est notamment par les réalisations d'un grand nombre d'architectes reconnus que s'exprime cette unique hétérogénéité de style. Par exemple, on note les apports créatifs de
Marius Boyer,
Henri Prost,
Albert Laprade,
Joseph Marrast,
Paul Tournon,
Marcel Desmet,
Joseph et Elias Suraqui, Hippolyte Delaporte
Jean-François Zevaco, Pierre Jabin, Adrien Laforgue, Gaston Jambert, Jean Balois, Edmond Brion, Auguste Cadet, Albert Greslin,
Léonard Morandi,
Dominique Basciano, Élie Azagury et Wolfgang Ewerth. Ces architectes ont, parmi d'autres, contribué de manière singulière à la diversité architecturale de la ville
22.
Les années 1920[modifier]

Palais de justice pendant les années 1920.
Depuis le début du siècle, et dû à l'image de « ville nouvelle » que véhiculaient les pionniers et colons, Casablanca a attiré de nombreux architectes de différents pays. D'ailleurs, aux débuts des années 1920, Casablanca comptait trois fois plus d'architectes que Tunis.
Ces architectes s'inspiraient largement de l'art et de l'artisanat marocains dans leurs projets, et c'est ainsi que la modernité architecturale à laquelle ils travaillaient a été contrebalancée par l'emploi d'ornementations plus traditionnelles. Se basant sur les techniques et les arts décoratifs marocains, en plus des motifs
Art nouveau et
Art déco de l'époque, ils ont donné naissance à un tout nouveau style original. Cet agencement particulier de styles est demeuré caractéristique de l'architecture de Casablanca pendant les premières années du Protectorat.
C'est ainsi que le pluralisme décoratif des façades des grands immeubles, qui voient le jour au centre ville, devient la règle : les ornementations faites d'angelots, de corbeilles de fruits ou de têtes de lions se mélangent harmonieusement aux frises en zellige, au stuc et aux balcons en bois de cèdre, comme en témoignent notamment l'hôtel Excelsior, l'immeuble-passage du Glaoui, ou encore différents bâtiments administratifs du centre ville.
Bien que de nombreuses grandes villas coloniales balancent entre l'hôtel particulier parisien et les villas de la côte d'azur avec leurs terrasses et leurs vérandas, les villas néo-marocaines sont parmi celles qui retiennent le plus l'attention des critiques et que l'on voit régulièrement citées dans les magazines d'architecture. Par exemple, la villa el Mokri, aujourd'hui démolie, était reconnue pour ses éléments décoratifs marocains et son agencement original et qui rappelait les hôtels particuliers parisiens.
À la fin des années 1920, l'utilisation des décors appliqués va être progressivement abandonné lors de l'arrivée d'une nouvelle génération d'architectes, formés à de nouveaux principes
23.
Les années 1930[modifier]

Architecture casablancaise.
Dans les années 1930, le confort et la modernité prennent place dans la création architecturale, balayant ainsi le style néo-mauresque et sa profusion ornementale.
Les architectes de cette époque, qui veulent appliquer les théories d'architecture moderne apprises à l'
École des Beaux-Arts de Paris, se sont mis à moderniser les immeubles – qui ne cessaient de prendre de la hauteur – en leur ajoutant des balcons et des
oriels, afin de gagner de l'espace.
Les immeubles de luxe, comme ceux dits de production courante, prenaient en considération le confort de la bourgeoisie casablancaise et étaient par ailleurs tous équipés d'ascenseurs, d'incinérateurs à ordures et de garages, alors que les appartements avaient tous une salle de bain. Les immeubles de luxe du centre ville, qui sont de véritables œuvres d'art, ont été baptisés du nom de leur commanditaire, prenant ainsi des allures de monuments de la ville. Les architectes laissaient aller toute leur ingéniosité dans les villas, où ils expérimentaient les dernières découvertes en matière d'habitation et de confort.
Fortement impressionnés par la profusion des constructions, les critiques internationaux s'accorderont tous pour décrire Casablanca comme étant la capitale de l'architecture moderne
24.
Parmi les immeubles prestigieux de cette période architecturale, on trouve notamment :
- l'immeuble Levy Bendayon : construit en 1928 par l'architecte Marius Boyer, cet immeuble est considéré comme étant le précurseur du mouvement moderne des années 1930. Perçu comme une tendance forte de l'architecture moderne casablancaise, il reprend le concept du building.
- l'immeuble Moretti-Milone : inauguré en 1934, cet immeuble de 11 étages situé à la place des Nations unies a été construit par Pierre Jabin. Le luxe de l'immeuble réside moins dans sa façade marquée par les grandes lignes verticales et horizontales de ses oriels que dans la qualité de ses équipements et du nombre de ses ascenseurs.
Architecture moderne[modifier]
À partir des années 1950, le développement économique commence à influer sur l'architecture de la ville. Fortement imprégnée de
culture américaine, la bourgeoisie casablancaise investit dans des villas aux accents
californiens. Ces villas sont marquées avant tout par la personnalité de leurs architectes, ainsi que par leur style ultra-moderne
25.
Par ailleurs, Casablanca devient en 1950 le siège de la construction du premier gratte-ciel du continent africain. C'est en effet cette année-là que l'
immeuble Liberté conçu par l'architecte
Léonard Morandi et haut de 78 mètres, sort de terre. Il est situé au rond-point de la Révolution française (renommée place
Lemaigre Dubreuil, depuis l'assassinat de ce dernier, en 1955, au pied de l'immeuble Liberté qu'il habitait)
26.
Par ailleurs pour contenir l'exode rural et résorber les bidonvilles encore nombreux de nouveaux logements sortent de terre dans la banlieue de Casablanca.
Monuments démolis[modifier]
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Arènes de Casablanca[modifier]
Dans son travail
Habla la plaza de Casablanca (en français :
Les Arènes de Casablanca parlent), F. Ribes Tover affirme que les
arènes de la ville ont été construites en
1913. Julio Irbarren avance pour sa part que ces arènes auraient plutôt été construites en
1921. Les deux auteurs s'entendent cependant au sujet de leur construction en bois et qu'elles étaient localisées à proximité de l’hôtel Royal d’Anfa, sur le boulevard d'Anfa. C'est en
1953 que la
tauromachie se serait réellement répandue à Casablanca. La redynamisation de ce milieu reviendrait au Français Paul Barrière et à l’Espagnol Don Vicente Marmaneu, qui auraient décidé de faire revivre cette pratique dans la ville. Ces deux hommes, dont les carnets d’adresses étaient selon toute vraisemblance fort bien étoffés, permirent aux Casablancais d’admirer les plus grands
matadors de l’époque, qui venaient généralement terminer leurs tournées à Casablanca et soulevant du même coup une ambiance survoltée.
D’après les informations recueillies par quelques journaux, les arènes de Casablanca appartenaient à la famille Castella, grande amatrice de
corrida et venue s’établir à Casablanca au cours du
xixe siècle. L'influence de cette famille aurait fait de la corrida, à l'époque, un rituel hebdomadaire incontournable pour de nombreux Casablancais. Devant les Dominguin, El Cordobes et autres personnalités importantes du milieu, le public a toujours répondu présent et se distinguait particulièrement pour son énergie et sa chaleur cosmopolitaine : « […] on pouvait voir certains habillés à l’européenne et d’autres à leurs côtés, on ne peut plus traditionnels, avec leurs gandouras, tarbouches […] ».
Un ancien matador avouera que, comparativement aux autres arènes, le public casablancais était aussi particulièrement exigeant. Selon une dame nommée Solange, dont le restaurant était le lieu de rencontre de tous les aficionados après le spectacle, on y trouvait toujours une ambiance dynamique, mais fort prompte à huer fortement si la corrida les décevait.
Ceci étant, les arènes de Casablanca n'ont pas servi uniquement à recevoir ce public expressif et passionné de corridas. À la fin des années 40, après le départ des troupes américaines débarquées lors de l'Opération TORCH, les Arènes furent occupées par un énorme bric à brac de surplus militaires, véritable trésor pour les Casablancais qui avaient manqué de produits manufacturés pendant la guerre. Plus tard,
Dalida serait venue s'y produire. Lors de cet évènement, elle se serait attiré la fureur de la foule ainsi que celle des autorités en décidant de chanter en hébreu. Elle aurait alors été reconduite, in extremis, à l’aéroport.
Bien que hautement populaire, le contexte socio-économique de l'époque aurait engendré un arrêt soudain et imprévu de la corrida, notamment suite à la mort de don Vicente, à la marocanisation des entreprises et à l'aversion du roi
Hassan II pour cette pratique. En
1971, eut lieu la destruction des arènes, emportant avec elles l'architecture patrimoniale et le vécu historique qui leur était propre.
La cause exacte de cette destruction architecturale demeure incertaine, bien que certains soulèvent des jeux de spéculations comme une cause plausible. Ce lieu si longtemps bouillonnant d'activité et d'émotion est demeuré, depuis la démolition, un terrain vague laissé à l’abandon
27.
Aquarium de Casablanca[modifier]
Considéré comme l'unique parc maritime au
Maroc, l'aquarium de Casablanca a été inauguré en 1959-1960 et a ouvert ses portes au grand public à partir du
3 janvier 1962. Les gens se déplaçaient des quatre coins du Maroc pour visiter ce premier zoo maritime du pays.
Plus d'une trentaine d'années plus tard, l'aquarium a fermé ses portes de manière soudaine et imprévue, devant un public casablancais et marocain consterné par l'absence de motifs explicatifs justifiant cette fermeture
28.
Initialement désigné sous le nom d'"Immeuble BESSONEAU", il fut édifié en
1917 par l'architecte français
Hubert Bride sur une superficie de
3 000 m2. Il a été parmi les premiers bâtiments construits sur le boulevard Mohammed V (ex-boulevard de la Gare) et limité par les ex-rues Prom et Coli, en face du Marché Central. L'hôtel proprement dit n'occupait que la partie ouest de l'immeuble, à l'angle de l'ex-rue Prom, sous le premier nom de "Grand Hôtel Moderne" Son corps central comportait jusqu'à la fin des années 20 une toiture à quatre pentes en tuiles vertes qui disparut au début des années 30 au profit d'un toît-terrasse décoré de tuiles vertes Il fait partie d'une quarantaine de monuments classés patrimoine «Art Déco» dans la région du Grand Casablanca. L'hôtel a été fermé et abandonné depuis
1989 suite à l'effondrement du plancher de l'une de ses chambres qui était en simple terre, damée sur des briques creuses, disposées en voûtains, s’appuyant sur des poutrelles métalliques. Une autre partie de l'hôtel s'est effondrée en janvier
2009 après des fortes pluies, il n'en reste que
la structure de la façade.
Banque d'État du Maroc (2e)[modifier]
Elle occupa 3 emplacements successifs : Ancienne Medina (c/1907) puis ex-Place de France, mitoyenne de l'Alhambra/CTM (1912) et enfin en face de la Poste Principale, ex-boulevard de Paris (1937)
Beau bâtiment des années 40 situé à l'angle des ex-rues Moinier et Chevandier de Valdrome Aujourd'hui disparu, il avait remplacé une annexe des Magasins Modernes voisins .
Edifiée en 1911 par le Capitaine Dessigny, premier responsable des affaires municipales désigné par les autorités françaises, elle fut bâtie en surélevant la tour nord de la porte de Bab el Souk attenante au vieux rempart. Pour élargir l'ex-Place de France et son accès vers le port, le rempart fut démoli laissant la tour de l'Horloge isolée au milieu de la Place. Déclarée "branlante", elle fut démolie en 1948. Les autorités marocaines décidèrent d'en construire une réplique en 1993 avec une porte et un bout de rempart non loin de son emplacement initial. Une légende aussi tenace que fantaisiste voulait qu'un souterrain secret reliât la base de l'Horloge à la pointe d'El Hank, au nord-ouest de la ville.
Galeries Lafayette/Immeuble Paris-Maroc/Magasins Modernes/[modifier]
Aujourd'hui disparu, il a longtemps fermé vers le sud la perspective de l'ex-Place de France . Inauguré en 1914, ce magnifique bâtiment de l'architecte H. Delaporte fut, avec l'Hôtel Excelsior du même architecte le premier à utiliser une structure en béton armé. Le rez-de-chaussée était occupé au début par les imposants Magasins Modernes surmontés d'appartements luxueux. Les Galeries Lafayette s'y installent dans les années 30, les Magasins Modernes se déplaçant dans un nouveau bâtiment de l'autre côté de la rue Chevandier de Valdrome. Cet immeuble fut lui-même remplacé dans les années 40 par le superbe cinéma Vox aujourd'hui disparu.
Découpage administratif[modifier]

Vue aérienne de la ville.
La ville de Casablanca est une des deux préfectures de la région du
Grand Casablanca et regroupe huit préfectures d'arrondissements :
- Aïn Chock (عين الشق).
- Aïn Sebaâ - Hay Mohammadi (عين السبع - الحي المحمدي).
- Anfa (أنفا).
- Ben M'Sick (بن مسيك).
- Sidi Bernoussi (سيدي برنوصي).
- Al Fida - Mers Sultan (الفداء - مرس السلطان).
- Hay Hassani (الحي الحسني).
- Moulay Rachid (مولاي رشيد).
Découpage administratif de la Ville de Casablanca29
| Préfectures d'arrondissement | Arrondissements | Municipalités | Superficie (km²) | Population (2005) ( hab.) |
Aïn Chock
|
Aïn Chock
| | 28,89 | 453 496 |
Aïn Sebaâ - Hay Mohammadi
|
Aïn Sebaâ
| | 26,7 | 907 892 |
Hay Mohammadi
| |
Roches Noires
| |
Anfa
|
Anfa
| | 37,5 | 1 492 787 |
Maârif
| |
Sidi Belyout
| |
Ben M'sick
|
Ben M'sick
| | 10,27 | 485 879 |
Sbata
| |
Sidi Bernoussi
|
Sidi Bernoussi
| | 38,59 | 653 552 |
Sidi Moumen
| |
Al Fida - Mers Sultan
|
Al Fida
|
Mechouar
| 17,9 | 332 682 |
Mers Sultan
| |
Hay Hassani
|
Hay Hassani
| | 25,91 | 1 523 277 |
Moulay Rachid
|
Moulay Rachid
| | 13,38 | 384 044 |
Sidi Othmane
| |
Casablanca s'est développée à partir de la médina et du premier bassin du port, essentiellement à partir de 1920. C'est l'urbaniste
Henri Prost qui en a dessiné les premières extensions entre les années 1917 et 1922. Dans les années 1950, l'urbaniste Michel Écochard a dessiné un nouveau plan d'extension et d'organisation de la ville.
La médina constitue le cœur historique de la ville. Elle est entourée d’une muraille et de plusieurs portes dont la plus connue, la porte de Marrakech. Le café de La Sqala surplombe l'entrée du port. C'était à l'origine un point fortifié portugais dans la muraille.
À l'est de la
médina se déploie le quartier Art déco qui fut le quartier européen de la ville sous le protectorat français. Il abrite plusieurs compositions monumentales qui donnent un cachet particulier à la ville : la place administrative, le parc de la ligue arabe, les larges boulevards plantés de palmiers, etc.
À l'ouest de la médina, on trouve le quartier prisé Bourgogne et, en bord de mer, la grande
mosquée Hassan II et des remblais destinés à être bientôt construits. Un peu plus loin, la corniche, ses restaurants et ses plages, devant la colline d'
Anfa lieu de résidence des catégories les plus aisées.
Le cœur de ville incluant la médina, le centre des affaires, l'essentiel des hôtels et des ambassades, est délimité par le boulevard
Zerktouni marqué en son milieu par les deux tours du
Twin Center dessinées par l'architecte
Ricardo Bofill.
Problèmes sociaux[modifier]
Casablanca a connu depuis les années 80, des vagues d'exode rurale surtout après les années de sécheresse qu'avait connu le Maroc. Beaucoup de ruraux croyaient en un "Eldorado Casablancais", et sont venus s'y installer. Emprisonnée dans son sort, la ville a connu la montée des métiers fictifs, du vol, des agressions et des organisations terroristes et mafieuses. Au niveau du royaume, cette ville est connue pour ses flagrants écarts sociaux et ses problèmes de précarité. Cependant, les programmes FOGARIM pour la lutte contre les bidonvilles et l'initiative national du développement humain vise à éradiquer les bidonvilles d'ici 2013 et à reloger tous les habitants des bidonvilles. D'ailleurs, les casablancais ont remarqué que plusieurs bidonvilles ont disparu du paysage urbain ce qui constitue un étonnement de la population après des années de présence de cet habitat insalubre
30.
Le premier grand port moderne du royaume a été construit à Casablanca en 1912. Ce grand tournant historique affecta de multiples façons le destin de la ville. L'ensemble du développement économique de la région, ainsi intensifié par l'activité portuaire, draina notamment les investissements nationaux et étrangers. Cela donna naissance à la capitale économique du royaume, dynamique et moderne, que l'on connaît aujourd'hui
32,33.
Cette ville, premier pôle industriel du pays avec plus d'un tiers des établissements industriels du pays, concentre 55 % des unités productives, et près de 60 % de la main-d’œuvre industrielle. Casa réalise 50 % de la valeur ajoutée du Maroc, et attire 48 % des investissements
34. À elle seule, elle emploie 39 % de la population active du Maroc, représente 35 % de la consommation électrique nationale et absorbe 1,231 million de tonnes de ciment. Tandis que les ports de Casablanca et
Mohammédia assurent 55 % des échanges extérieurs. Son aéroport sert 51 % des passagers.
Forte de ce dynamisme, la région présente un attrait indéniable pour les investisseurs, ainsi que pour les jeunes à la recherche d’un cadre de vie confortable et moderne
35.
Première place financière du Royaume avec 30 % du réseau bancaire et la totalité des sièges des banques et assurances
36, et du
Maghreb37, elle est le siège de nombreuses entreprises nationales et internationales ainsi que de multinationales pour la région
Afrique du Nord et
Afrique de l'Ouest.
Bourse des Valeurs de Casablanca[modifier]
La
Bourse des Valeurs de Casablanca (BVC) est le marché officiel des actions au
Maroc. Créée le
7 novembre 1929, sous le nom de l'
Office de cotation des valeurs mobilières, la Bourse de Casablanca a connu trois réformes successives : la première en
1967, la seconde en
1986 et la troisième en
1993. Elle est l'une des plus dynamiques d'Afrique et se classe première du Maghreb, deuxième d'Afrique après celles de
Johannesbourg et du
monde Arabe après celle de
Riyad avec une capitalisation de 90 milliards de dollars
37.
La bourse de Casablanca a 81 sociétés
38 cotées et 19 sociétés de bourses.
Port de Casablanca[modifier]
Les jetées du port de Casablanca symbolisent le dynamisme du deuxième port du continent africain. De Casablanca partent les cargaisons de céréales et surtout de phosphates dont le Maroc est le troisième producteur et premier exportateur au monde
39.
Le port de Casablanca est l'un des plus grands ports artificiels au monde
40 et le plus grand port de l'Afrique du nord
41. Il constitue aussi la plus grande base navale de la
Marine royale.
Avec 54 % du trafic portuaire national, il est le premier port du Maroc. Il a traité en 2009 plus de 20 millions de tonnes de marchandises et 879 000 conteneurs.
D'importants projets portuaires sont en cours d'exécution dont un 3e Terminal à conteneurs au port de Casablanca qui va porter la capacité à 1,6 million d'EVP.
Axes routiers et chemins de fer[modifier]
Une nouvelle gare TGV multimodale baptisée gare Casa Sud sera érigée pour accueillir la
LGV Tanger-Casablanca et la relier à la ligne RER
Al Bidaoui actuelle, au
TNR, au réseau TGL (Trains Grandes Lignes), à la ligne de Tramway en construction et à la future ligne de Métro de Casablanca. Cette Ligne de
LGV Tanger-Casablanca mettra Casablanca à une demi heure de
Rabat et à 1h30 de
Tanger au lieu de 4h45 actuellement.
Casablanca est aussi dotée d'une voie rapide urbaine de
22 km qui dessert la ville sur un axe est-ouest, ainsi que d'une autoroute de contournement (périphérique
A 5) d'une longueur de
33,5 km qui donne naissance à 3 axes majeurs du pays : l'autoroute
A 3 reliant Casablanca à
Rabat, l'autoroute
A 5 reliant la ville à
El Jadida et l'autoroute
A 7 reliant Casablanca à
Agadir en passant par
Marrakech. La ville constitue ainsi le nœud autoroutier le plus important du pays.
La ville de Casablanca dispose de deux gares ferroviaires principales :
Casa-Port et
Casa-Voyageurs, qui enregistrent 8 millions de passagers annuellement et de 9 autres petites gares servant comme stations pour le RER ou arrêts de correspondance pour les trains grandes lignes (TGL).
Les
taxis de Casablanca sont un moyen de transport collectif à l'intérieur de l'agglomération casablancaise.
Le parc de taxis comprend près de 15 000 véhicules au total, qui transportent près de 1,2 million de personnes par jour
42.
On distingue deux types de taxis :
- les « Taxis rouges », appelés aussi « Petits taxis » : ils sont utilisés comme moyen de transport pour les déplacements à l'intérieur du périmètre urbain. Ils acceptent jusqu'à trois passagers à la fois. Ce sont les seuls munis d'un compteur et le prix minimal d’un déplacement est de 7 Dhs. Les taxis rouges circulent en permanence dans la ville et forment une grande partie de l'ensemble du trafic casablancais ;
- les « Taxis blancs », appelés aussi « Grands taxis » : il s'agit généralement de vieilles Mercedes de plus de 30 ans, qui circulent sur des lignes fixes reliant très souvent le centre ville aux zones périphériques. Ils acceptent, selon les trajets, soit obligatoirement 6 passagers avant chaque départ, en plus du chauffeur, soit jusqu'à 6 passagers pendant le trajet. Certains « Grands taxis » (de couleur blanche ou vert-pistache) font des trajets interurbains.
Tramway de Casablanca[modifier]
Le Tramway de Casablanca est un projet de transport en commun en site propre qui dessert les artères les plus importants de la ville de Casablanca. Pour l'instant les travaux de construction des lignes et de placement de voies ferrées sont en cours. L'inauguration du projet est prévue en 2013
Carrefour aérien, Casablanca est à 3 heures de vol en moyenne de l’Europe et accueille une multitude de compagnies aériennes, d’agences de voyage et de location de voitures. Avec son port et la future entrée en activité de sa marina, Casablanca sera ainsi le premier port croisiériste du royaume
43.
Casablanca est la troisième ville touristique du Maroc et on y vient surtout pour les affaires. Bien que la capitale économique n’a pas la même vocation que ses consœurs (Marrakech, Agadir), la ville ambitionne de prolonger la durée de séjour de ses visiteurs qui n’excède pas deux jours en moyenne. C’est dans ce but que le Conseil régional du tourisme a lancé des plans spécifiques pour mettre en place les infrastructures adéquates
44.
Lieux à visiter[modifier]
- Parc de la Ligue arabe et le parc Yasmina ;
- Musée de la Villa des Arts ;
- Le quartier des Habous (الحبوس) ou nouvelle médina et ses boutiques d'artisanat ;
- Place Mohammed V : autour de cette place se dresse la wilaya de Casablanca dont le campanile d’inspiration toscane attire les regards ainsi que le palais de Justice d’inspiration arabo-andalouse et une grande fontaine ;
- La grande Mosquée Hassan II, construite entre 1986 et 1993. Il s’agit du plus grand minaret (210 m), et – après celles de La Mecque et de Médine – de la troisième plus grande mosquée au monde ;
- L'ancienne médina (Bab Marrakech) ;
- Les nombreuses façades « Art déco », notamment le long de l’avenue Mohammed-V, boulevard 11-janvier... ;
- Le Marché Central ;
- La Cathédrale du Sacré-Cœur de Casablanca ;
- La Corniche et ses plages « Ain Diab » ;
- Le marabout de Sidi Abderrahman ;
- Derb Ghallef : un grand marché aux puces, une sorte de caverne d’Ali Baba en plein air ;
- Twin Center Casablanca : deux tours jumelles de 28 étages et hautes de 115 mètres comprenant un centre commercial de 130 boutiques sur 3 niveaux, en plein cœur duMaârif ;
- Maârif, le quartier du shopping par excellence à Casablanca et au Maroc ;
- Megarama, le plus grand complexe cinématographique au Maroc et en Afrique, avec le 2e plus grand écran au monde, après celui de Los Angeles ;
- Festival du Boulevard des jeunes musiciens, festival de concert de musique annuel à Casablanca ;
- Festival de Casablanca, festival annuel organisé par la municipalité ;
- Passage Prince Moulay Abdellah au centre ville ;
- Place des Nations unies où on peut apprécier l'édifice de la Wilaya et son horloge, celui du tribunal de 1re instance au fond et en face la fontaine musicale bordée de l'édifice de la Douane et de la trésorerie générale ;
- La Mahkama des Habous actuellement partagée entre le siège de la région et le tribunal juste en face du quartier Habous ;
- La grande poste à quelques mètres de la fontaine musicale ;
- L'édifice de Bank Al Maghrib ;
- Morocco Mall, le plus grand centre commercial en Afrique et l'un des plus grands du monde, possédant entre autres la troisième fontaine musicale du monde.
La région du
Grand Casablanca constitue l’un des plus importants pôles universitaires et éducatifs du Maghreb. Chaque année, ce sont plus de 27 000 jeunes diplômés des universités, des Grandes Écoles et des Centres de formation professionnelle qui alimentent le marché du travail
45.
- Deux universités :
- 2 facultés des sciences juridiques, économiques et sociales ;
- 3 facultés de lettres et des sciences humaines ;
- 2 facultés des sciences ;
- 1 faculté des sciences techniques ;
- 1 faculté de médecine ;
- 1 faculté de médecine dentaire ;
- 1 école supérieure de technologie ;
- 1 école d'architecture
- Six grandes écoles d’ingénieurs ;
- 1 Centre Aéronautique Civile de la Météorologie ;
- Une dizaine d’écoles supérieures de commerce et de gestion, parmi les plus réputées du Maghreb et d'Afrique de l’Ouest ;
- 80 centres et instituts publics de formation professionnelle ;
- Plus de 400 centres et instituts privés de formation professionnelle.
Par ailleurs, Casablanca enregistre de bonnes performances, par rapport à la moyenne nationale, en matière d’éducation, d’enseignement et de couverture médicale
46.
Parmi les lycées de la ville :
La liste des universités de Casablanca:
Quelques grandes écoles de la ville :
La ville compte les deux plus grands clubs du Maroc et deux des plus grands d'Afrique :
L’emblème du Raja est l’aigle. À l'origine, le quartier
Derb sultane constituait le noyau des supporters du club vert.
L’emblème du Wydad est l’oie. Le quartier de l’ancienne médina était le fief des supporters du club rouge.
Actuellement, cette règle n'est pas forcément respectée, vu qu'au sein d'une même famille on peut trouver des fans pour chaque équipe.
En plus de ces deux équipes mythiques, d'autres clubs évoluent au sein de la Maison Blanche :
Derby de Casablanca[modifier]
Le derby de Casablanca oppose les deux plus grands clubs casablancais et marocains : le Raja et le Wydad. Il se déroule au
stade Mohammed V et dans la majorité des cas à guichet fermé et devant 80 000 supporters.
Ce derby a été classé de nombreuses fois parmi les 10 meilleurs derbys au monde, et cela est surtout dû aux spectacles qu'offre le public des deux rivaux Bidaouis (
tifos, chants, banderoles, etc.).
Une rivalité féroce est à noter entre les supporters du WAC et du RCA. Les matchs du
derby casablancais donnent généralement lieu à des journées exceptionnelles dans la ville étant donné que le stade principal (
stade Mohamed V) se trouve en plein centre ville. Cette rivalité engendre des provocations qui entraînent des actes de violences et de hooliganisme entre les supporters des deux clubs. Lors des matchs régionaux, des rixes éclatent dans la rue entre les plus fervents supporters de chacun des deux groupes.
Stade Mohammed V[modifier]
Le stade
Mohamed V fait partie d'un grand complexe sportif situé au cœur de la ville de Casablanca. Il fut inauguré le
6 mars 1955, et il a aujourd'hui une capacité de 80 000 places
47.
Abritant souvent les matchs de l'équipe nationale marocaine de football, le stade Mohamed V est également connu pour être le fief des deux grands clubs casablancais, le
Raja et le
Wydad.
Le
Grand-Prix Hassan II est un tournoi de tennis professionnel masculin de l'ATP Tour, nommé ainsi en honneur de l'ancien roi du Maroc Hassan II. Sa première édition remonte à 1986. Il se dispute sur terre battue au complexe Al Amal de Casablanca. Il est doté de
370 000 €.
Pour l'instant, le seul joueur ayant conservé son titre à Casablanca n'est autre que l'Argentin
Guillermo Pérez-Roldán, il est aussi le joueur ayant le plus grand nombre de trophées du Grand Prix Hassan II (2) après s'être imposé en
1992 et
1993.
Le complexe Al Amal[modifier]
Situé à Casablanca, le complexe Al Amal accueille annuellement la compétition du
Grand-Prix Hassan II. Le complexe est utilisé également pour les matchs de Coupe Davis.
Le revêtement de ses courts est en terre battue.
Candidature aux Jeux Olympiques de 2020[modifier]
Installations au complexe[modifier]
- Court central de 5 500 places assises.
- 14 courts annexes, dont 2 en quick.
- Accueille une école et une académie de tennis.
- Piscine, restaurants, salle de gymnastique.
- Le Megarama48, complexe de cinéma situé dans le quartier d’Ain Diab, est le plus grand cinéma en Afrique avec 14 salles de cinéma, et il dispose du deuxième plus grand écran de cinéma dans le monde après celui de Los Angeles.
- Le Casablanca Sport Plazza, situé dans le quartier Californie, est le deuxième plus grand centre de sport au monde49, après celui se trouvant en Nouvelle-Zélande.
- Casablanca prévoit d'investir dans la construction des gratte-ciels. La tour Casa Nearshore par exemple, en construction, mesurera160 m de hauteur.
- On parla dans le monde entier de Casablanca lorsque Marcel Cerdan, qui avait grandi dans le quartier de la Ferme Blanche puis du Maarif, devint champion du monde de boxe en 1948. Un an plus tard, il mourut dans un accident d’avion alors qu’il s’apprêtait à retrouver sa maîtresse la chanteuse Édith Piaf52.
Personnalités nées à Casablanca[modifier]
Casablanca est une ville qui foisonne beaucoup de personnes célèbres ou en vue. Elle a vu naître divers chanteurs, footballeurs, acteurs, écrivains, intellectuels ou encore animateurs de télévision.
-
-
Le phare d'El Hank, de
45 mde haut, a été construit en
1905 et renouvelé entre
1914et
1917.
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Jumelages et partenariats[modifier]
Jumelages
Accords de coopération
Notes et références[modifier]
- ↑ [1]
- ↑ a et b (en) Catherine Miller, Arabic in the City: Issues in Dialect Contact and Language Variation, Routledge, 2007 (ISBN 978-0-415-77311-9) [lire en ligne [archive] (page consultée le 9 juin 2012)], p. 100
- ↑ Architectes français à Casablanca, laboratoire de la modernité [archive]
- ↑ Portail national du Maroc [archive]
- ↑ a et b http://www.mherrera.org/temp.htm [archive]
- ↑ worldweather.org [archive]
- ↑ a, b et c Raynald, J.P. et al. (1993) "La Grotte des Rhinocéros (carrière Oulad Hamida 1, anciennement Thomas III, Casablanca), nouveau site acheuléen du Maroc atlantique", C.R. Acad. Sci. Paris, t. 316, série II, p. 1477-1483 [archive]
- ↑ Casamémoire : Histoire de Casablanca [archive]
- ↑ Voir notamment : Site officiel du Grand Casablanca, Casablanca à travers l’histoire [archive]
- ↑ Voir également : Albert Charton, "Casablanca", Annales de géographie (1924) vol. 33, no. 183, pp. 303-307 [archive]
- ↑ 7 avril 1947: Émeute des tirailleurs sénégalais à Casablanca: plus de 60 morts (Maroc) [archive]
- ↑ Villes du Maroc, Casablanca, Histoire ancienne [archive]
- ↑ Casablanca, premier port du Maroc [archive]
- ↑ 19 histoire de navires contruits à Lorient ou ayant servis à Lorient [archive], Mon arsenal de Lorient, consulté sur www.arsenaux.fr le 15 avril 2012
- ↑ Michael Dumper et Bruce E. Stanley "Cities of the Middle East and North Africa: a historical encyclopedia" (2007), p. 117 [archive]
- ↑ a et b Michael Dumper et Bruce E. Stanley "Cities of the Middle East and North Africa: a historical encyclopedia" (2007), p. 118 [archive]
- ↑ Jean-Louis Cohen et Monique Eleb "Casablanca: colonial myths and architectural ventures", (2002), Monacelli Press, 480 pages. [archive]
- ↑ Résultats et conclusions des investigations de l'Instance équité et de réconciliation [archive]
- ↑ Témoignages et mouvements sociaux au Maghreb, p.257 [archive]
- ↑ « Arrestation d’un Marocain soupçonné d’être impliqué dans les attentats de Casablanca et Madrid » dans Le Monde du 09/03/2007, [lire en ligne [archive]]
- ↑ « Casablanca, de nouveau la cible de kamikazes », dans Le Monde avec l’AFP du 10/04/2007, [lire en ligne [archive]]
- ↑ Voir notamment : Et-Tayeb Houdaïfa, "Casablanca délaisse sa mémoire" [archive]
- ↑ Architecture des années 1920 à Casablanca [archive]
- ↑ Architecture des années 30: Le style néo-mauresque [archive]
- ↑ Architecture des années 50 : la modernité fait son entrée [archive]
- ↑ «Liberté», un immeuble historique ! [archive]
- ↑ Arènes de Casablanca [archive]
- ↑ un extrait (de la page 37 à la page 52) de Bulletin de l'Institut des Pêches du Maroc no8, publié en 1961 intitulé "L'Aquarium de Casablanca" rédigé par Jean Collignon, océanographe-biologiste. [archive]
- ↑ La préfecture de Casablanca [archive]
- ↑ http://www.leconomiste.com/article/884177-casablanca-peine-se-debarrasser-de-ses-bidonvilles [archive]
- ↑ ROYAUME DU MAROC - HAUT COMMISSARIAT AU PLAN, « Recensement Général de la population et de l'habitat de 2004 [archive] ». Consulté le 5 décembre 2009
- ↑ (fr) Casablanca, poumon économique du Maroc [archive]
- ↑ Économie de Casablanca [archive]
- ↑ Investissements à Casablanca [archive]
- ↑ Vie confortable et moderne à Casablanca [archive]
- ↑ Casablanca, première place financière du Royaume [archive]
- ↑ a et b Jeune Afrique : Le mouvement perpétuel [archive]
- ↑ La liste est disponible sur http://www.casablanca-bourse.com/cgi/ASP/pts/pts.asp [archive]
- ↑ Premier semestre 2008 : Doublement des ventes de phosphates [archive]
- ↑ (en) Port Casablanca [archive]
- ↑ (en) Africa Travel Magazine : Discovering Casablanca by Rail [archive]
- ↑ Le tracé définitif du tramway de Casablanca [archive]
- ↑ Vivre dans le Grand Casablanca [archive]
- ↑ Jeune Afrique: Ville de passage [archive]
- ↑ Etudier dans le Grand Casablanca [archive]
- ↑ Bonne performances d'éducation, d'enseignement et de couverture médicale à Casablanca [archive]
- ↑ Stade Mohammed V [archive]
- ↑ Site officiel du Megarama [archive]
- ↑ Ouverture du 2e plus grand centre de sport au Monde à Casablanca [archive]
- ↑ Film Casablanca [archive]
- ↑ Casablanca: le film le plus romantique [archive]
- ↑ Marcel Cerdan, champion du monde de boxe en 1948 [archive]
- ↑ Casablanca-Chicago [archive]
- ↑ (fr) Jumelage Casablanca-Chicago [archive]
- ↑ (fr) Vers la concrétisation de l'accord de jumelage entre Shanghai et Casablanca [archive]
- ↑ (fr) Liste des protocoles et ententes internationales impliquant la ville de Montréal [archive]
- ↑ (fr) Russie - Maroc : les relations bilatérales ont fait leurs preuves [archive]
- ↑ (fr) Villes jumelées et accords de coopération de Marseille [archive]
Sur les autres projets Wikimedia :
- Casablanca : mythes et figures d'une aventure urbaine, de Cohen (Jean-Louis) et Eleb (Monique), éditions Hazan,(ISBN 978-2850259562)
- Les mille et une villes de Casablanca, de Eleb (Monique) et Cohen (Jean-Louis), (ISBN 978-2867701597)
- Casablanca, portrait d'une ville Art déco, de J.M. Zurflur, (ISBN 978-9954102701)
- Portrait de ville : Casablanca, de Cohen (Jean-Louis) et Eleb (Monique), (ISBN 978-2904448416)
- Les mille et une nuits de Casablanca, ACR édition de J.l.Cohen, photographies de Michel Lebrun
- Picturing Casablanca: Portraits of Power in a Modern City. Susan Ossman, University of California Press, (ISBN 978-0520084032)
- Three Faces of Beauty: Casablanca, Paris, Cairo. Susan Ossman, Duke University Press, (ISBN 978-0822328964)
- Casablanca: Colonial Myths and Architectural Ventures. Jean-Louis Cohen & Monique Eleb, (ISBN 978-1580930871)
Articles connexes[modifier]
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